Créée à partir de 1930 sous la direction d'Albert Delsuc par la Fédération Nationale des Blessés du Poumon et Chirurgicaux (F.N.B.P.C.), la cité sanitaire de Clairvivre unique en France accueille les blessés du poumon de la première guerre mondiale.

Elle possède une architecture novatrice pour l'époque, avec une orientation Sud, les batiments de l'hôtel bénéficient d'un maximum d'ensoleillement et dominent les pavillons individuels.


L'équipe du professeur Fontaine à Clairvivre,

photo extraite de mon ouvrage "La Brigade Rac" dédicacée par l'ancien observateur de l'Armée de l'Air et maquisard,
le capitaine Charles Sarlandie.

 

Dès le début de la seconde guerre mondiale le sanatorium reçoit des réfugiés alsaciens et lorrains.

Parmi eux, le professeur Fontaine et son équipe médicale de l'hôpital de Strasbourg.

Bon nombre de maquisards du bataillon Violette entre autres ont eu recours à ce célèbre médecin pour soigner leurs blessures et se reposer à l'hôpital de Clairvivre avant de reprendre les combats contre l'occupant nazi.

Cliquez, et
souvenez-vous de cette période difficile.

Maquisards

Le monument inauguré en 1964 près de la rotonde de l'hôtel est dédié à son fondateur Albert Delsuc.
Il représente les trois cent sections de la fédération nationale des blessés du poumon, dans chaque petite alvéole, une plaque qui porte le nom de la ville concernée.
.......... (beaucoup sont manquantes grâce à des indélicats. . .)

En 1991, les officiels d'Alsace sont venus témoigner leur soutien à la cité et y découvrir ses nouveaux domaines d'activité :

. - un Centre d'Aide par le Travail,

. - un Centre de Rééducation Professionnelle.

Chaque section était représentée par le nom de sa ville respective

 

le Centre d'Aide par le Travail Bertrand de Born
est destinés aux adultes handicapés.

 

Le C A T, possède deux axes de travail,
l'un industriel et l'autre à vocation agricole.

 

La serre du CRP.

 

Le Centre de Rééducation Professionnelle, c'est environ une vingtaine de formations enseignées.

Le sanatorium ferme définitivement en avril 1980. La cité devient à cette date un établissement public départemental.

Outre le CAT et le CRP, une partie de Claivivre s'oriente vers le tourisme.

Les pavillons de "La Résidence" sont destinés au tourisme et offrent de nombreuses prestations, restaurant, bar, activités de pleine nature, promenades.

Clairvivre s'est aussi :
L'étang de Born. Exclusivement réservé à la pêche, il sétend sur plus de 15 hectares.

Très poissonneux, ensoleillé et ombragé noyé dans la forêt de Born et dominé par la cité à quelques kilomètres, il est un paradis pour les pêcheurs et leurs familles.

En bordure de route, son accès aisé en voiture permet de rejoindre sans peine les sites de pêche ou de pique-nique.

Un sentier aménagé tout autour incite le promeneur à découvrir dans son ensemble ce lieu paisible et habité d'une faune variée.

Désolé, je ne dispose pas de photo de la station du Pervendoux

Le lien de la cité avec l'Auvézère est étroit.

 

C'est en effet par une station de pompage en aval du moulin du Pervendoux que Clairvivre puise son eau potable.

La centrale de Marvit, encore plus en aval fournit l'électricité à l'ensemble de la cité.

Cliquez

l'Auvézère

et découvrez cette belle rivière !

Clairvivre s'est également la forêt domaniale de Born,
de nombreux sentiers de randonnée rayonnent à travers plus de 400 hectares autour de la cité.

Versant de la forêt
sur la commune de
Saint-Mesmin.

 

La tempête de 1999 a occasionné bien des dégâts.


Habituée malheureusement à bien d'autres tailles destructrices au cours des temps jadis cette belle forêt à nouveau a été défigurée.

Avec une bonne gestion de l'ONF qui replante charmes, chênes, hêtres et autres feuillus, elle reprend forme.

 

Cette forêt, voilà plus de mille ans était commune au Limousin et au Périgord.

Défrichée une première fois au début du XIIème siècle par des moines bénédictins de Tourtoirac.

Dans le même temps, le seigneur troubador d'Hautefort Bertran de Born la "colonise" et participe aussi à sa déforestation.

Dans les années 1500, le développement des forges en Périgord Vert, comme celle de Born aujourd'hui disparue, sont particulièrement gourmandes en bois pour produire de la fonte. La forêt, une fois de plus est amplement défrichée pour les alimenter.

Henry de Navarre, en 1580 fera abattre plus de trois mille châtaigners.

Vers 1920, la Forêt de Born est acquise par des landais qui en moins de dix ans l'exploitent à outrance.

Après une réaction de l'état en 1929, la forêt devient domaniale. Elle prend le patronyme du chatelain d'Hautefort Bertran de Born et est replantée en acacias, châtaigniers, chênes, cyprès, épicéas, sapins et pins de toutes variétés.

La cité de Clairvivre, en 1930 sera la dernière implantation dans ce massif forestier.

Je dédie cette page

à
Roland,

mon ami d'enfance et copain d'école
employé

au Centre d'Aide par le Travail
Bertrand de Born.

 

Accueil  
Haut de Page
En Périgord
. . . / . . . . . . . . . . ..