Pourquoi cette page ?

Le fascicule "les stèles du bataillon Violette" m'a été dédicacé par M. Gilbert Dupuy, combattant et blessé de guerre du bataillon. Ce document a été remis à chaque mairie où est érigée une stèle du bataillon.

Comme il est mentionné en préface,

"La crainte qu'après",
ces sacrifices et ces souffrances qu'ont vécu nos maquisards ne soient oubliés.

Cette crainte me fait réagir, et c'est pour celà que je propose cette page. Grâce à ce moyen de communication actuel, j'espère ainsi perpétuer le souvenir vers les jeunes générations.

Les photos et les quelques mots que je vous propose ne ponctuent que brièvement les moments terribles qu'ont vécus leurs acteurs, car les récits des faits d'armes du bataillon sont très bien relatés dans les ouvrages suivants :

- La brigade Rac imprimé le 18 novembre 1977 à Saint-Yrieix la Perche (87) en 1981 par l'imprimerie Fabrègue

- Bataillon Violette, imprimé le 16 mars 1981 à Saint-Yrieix la Perche (87) en 1981 par l'imprimerie Fabrègue

- L'Affaire de Saintes imprimé le 27 juillet 1989 à Saint-Yrieix la Perche (87) en 1981 par l'imprimerie Fabrègue

- Les stèles du bataillon Violette, élaboré par la ville de St-Yrieix et imprimé par l'imprimerie Fabrègue

Résistants de la première heure par petits groupes, les maquis sont chargés du renseignement, du sabotage des voies ferrées, du rapatriement des aviateurs alliés tombés sur le sol de France.
Ils dépendent de réseaux structurés tel celui du réseau Jove à Saint-Yrieix la Perche en Haute-Vienne.

En Dordogne Nord ;

début 1942, René Séguy garagiste à Sarlande en Dordogne, ancien pilote d'aviation est un homme de liaison de ce réseau, sous le nom de "Violette". Il échappe de justesse à une embuscade de la police allemande, et doit se cacher car son signalement est connu de la gestapo. Son ami, René Tallet, depuis ce jour reprend les activités du réseau Jove.

L'annonce du travail obligatoire est instauré le 17 février 1943 par le gouvernement. Près de 70000 jeunes gens sont appelés à ce service identifié comme le service militaire d'avant guerre. A la fin de l'année 1943, c'est à 430000 hommes qu'il est imposé.

Les réfractaires entrent de plus en plus dans la clandestinité et leur nombre croît de jour en jour. Dans la campagne périgourdine, ils sont pris en charge par l'armée secrète et sont dissimulés dans les fermes des villages.

René Tallet, aviateur avant la défaite de 1940, est agriculteur et entrepreneur de battage à Sarlande. Il dirige le maquis de Sarlande depuis avril 1942, et a déjà auparavant soutenu Séguy dans ses missions du réseau Jove. C'est ainsi que, de son nom de guerre "Violette", il prend le commandement du célèbre bataillon pour la durée de la guerre. A la tête de ses hommes, il repousse l'envahisseur de nos campagnes meurtries du nord Dordogne jusqu'à l'Atlantique.

Saintes, le 4 septembre 1944.

Premier vendredi du mois, c'est la grande foire mensuelle à Saintes. La 10ème compagnie arrive à six heures du matin, et prend immédiatement position au nord de la ville sur les routes de Bordeaux, Royan, et Rochefort.

La population, à l'arrivée des maquisards déplie les drapeaux aux fenêtres de la ville. Vers 9 heures, l'arrivée imminente d'un convoi allemand en provenance de Royan est annoncée par le réseau des agents de la Poste. Violette arrive de Cognac en milieu de journée avec les renforts, les combats dureront toute la journée. L'ennemi résiste jusqu'à la nuit avant de se retirer avec de lourdes pertes.

Le bataillon exténué aura ce soir là quatre morts à déplorer dans ses rangs et dix blessés.

C'est en marée humaine que Saintaises et Saintais acclament leurs libérateurs lors d'un défilé le 06 septembre.
A la tête du dispositif, l'aumônier du bataillon a pris place auprès de Violette.

En attendant le jour J (l'attaque du camp retranché de Royan) les hommes subissent l'hiver 1944-1945 dans le marais charentais et souffrent du froid et de l'humidité.

Au printemps, les accrochages, les infiltrations en territoire ennemi s'intensifient.

Le 5 avril,
peu de temps avant l'attaque décisive le 50ème RI dont fait partie le bataillon Violette sous l'appellation du IIIème bataillon reçoit son drapeau lors d'une prise d'armes à Nancras.

Deux jours auparavant, à Paris le lieutenant-colonel Rac reçoit des mains du général De Gaulle l'emblême historique, cette cérémonie fait oublier ces mois d'attente dans l'estuaire de la Seudre et ranime la flamme patriotique des maquisards du Périgord ainsi que leur serment de libérer la patrie de l'oppresseur.

Le 15 avril,
la 9ème compagnie a pour mission de s'infiltrer dans le dispositif ennemi et de progresser jusqu'au pont de la mer. Il est capital de tenir cette position, en effet ce pont permettra le passage des blindés pour nettoyer la presqu'île d'Arvert.

 

Stèle de la section Isnard

 

Attaque de Royan
Pont de la mer
(commune de Chaillevette)

 

16 avril,
après un accrochage avec un poste allemand, celui-ci agite un tissu blanc en signe de reddition puis lâchement ouvre le feu sur le groupe de maquisards. L'Adc Isnard tombe à 28 ans.

Il s'ensuit un engagement sans merci qui occasionnera huit blessés et le sacrifice de cinq autres hommes.

La stèle marque l'endroit ou la section Isnard de la 9ème compagnie a subi cette abominable traîtrise.

Survolez la stèle pour lire les noms.
(Photo 29 janvier 2006)

Vers midi Violette et son ami Sarlandie s'octroient un peu de repos sur le pont de la mer en attendant l'arrivée des blindés de la 2ème DB qui franchiront ce passage stratégique en fin d'après midi.

L'objectif une fois de plus est atteint mais le Périgord paye le prix fort et six de ses jeunes partisans y auront perdu la vie.

le texte : . . . . . . ... . . . . . . . ICI
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e 30 AVRIL 1945
. . . . . . . .. . . . .. . . . . A COMMENCÉ . . . . . . . . . . . . . . (Photos Septembre 2005)
. . . . . . .. .. . . . . LA LIBÉRATION de L'ÎLE
. . . . . . .. .. . . . . . . . . . d'OLÉRON
Île d'Oléron
Plage de Gatseau
(commune de Saint-Trojan)

La stèle, marque l'endroit ou le premier combattant a posé le pied sur la terre d'Oléron.

Les démineurs,
la 10ème,
la 9ème,
et la
11ème compagnie
précédèrent le reste du bataillon sur la plage de Gatseau peu avant 7 heures le matin du 30 avril 1945.

 

Île d'Oléron
Grand Village
(commune de Grand Village)

 

 

 

Cette stèle fut érigée en l'honneur des trois démineurs de la 10ème compagnie tués alors qu'ils tentaient de déminer la plage.

 

Par la suite, se sont ajoutés les noms de tous ceux de la Brigade Rac qui ont payé de leur vie la libération de l'île d'Oléron.

.Grand Village . . . . . . . Septembre 2005

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