Bien rangé à l'abri, mais ! ! !
Ferguson 30 GE
Les étapes de la restauration
A l'automne les feuilles tombent, et les bras aussi : . . . c'est la galère ! ? !
Vacances finies, le remontage débute et l'artiste entre en scène "Pfff !
La clémence du printemps, quelle superbe cabine de peinture.
. . . .

Tout a commencé un dimanche de septembre à cause de ces deux petites pièces . . .

Cette valve et sa tige guide sont les éléments essentiels permettant le fonctionnement du relevage hydraulique d'un tracteur équipé du système Ferguson.

C'est sur ce FF30 que les pièces en bon état ont été prélevées pour dépanner
la pompe hydraulique d'un P'tit gris, un TEA20 de 1955.

Le FF30 rouillé, mais en apparence complet était destiné à la ferraille. Le moteur était bloqué.

Après l'avoir inspecté je décide de relever le challenge et de lui redonner vie . . .

Septembre 2002

FF30 GE

Ce sont les feuilles en ce début d'automne qui accueillent le FF30 au fond du parc.

Après démontage des, capot, radiateur, pompe à eau, et culasse. Un état des lieux plus précis s'avère plutôt pessimiste.

L'humidité, l'air salin ont pénétré par les orifices de bougies absentes pendant trop longtemps sans doute. La corrosion s'est installée.

Diagnostic négatif, on ne se prononce pas . . .

Octobre.

Moteur Standard 85 essence, cylindrée 2088cm3, alésage 85mm, course 92mm, il développe 29ch à la poulie.

Dégrippant, gasoil, rondin de bois et massette sont pour l'instant des remèdes sans effets pour essayer de faire bouger les pistons dans leurs chemises et espérer lui rendre un jour sa puissance.

Nouvelle surprise, la poulie du villebrequin est cassée,
l'extracteur devait être un marteau . . .

Son axe, qui sert d'embout pour le lancement à la manivelle a lui été arraché ? ? ?

Il est bloqué sur son filetage.

 

Angoisse . . .

Axe de fixation poulie

Décembre,

ce n'est pourtant pas la saison mais c'est un Noël sans chemises, pour le moteur Hotchkiss.

Trois mois pour débloquer les pistons qui à première vue sont en bon état.

Le bloc moteur aura besoin d'un grand rinçage, l'eau calcaire dans le circuit de refroidissement s'était transformée en boues.

 

Quelques aller-retour de la déglaceuse professionnelle,

entrainée
sur perceuse à 150 trs/min suffisent pour redonner un bel aspect aux chemises.

 

L'hiver, il fait meilleur à l'atelier.

 

Le nettoyage commence. Chaque pièce, boulon, ressort est brossé puis repeint avant d'être stocké.

Le bloc en fonte.

Un bon décapage, une couche d'apprêt haute température permettront au bloc d'attendre sa couleur finale.

Valve et tige guide
ont été confectionnées par un ajusteur.

Les figures 27 et 28 ci-dessus sont extraites du manuel d'atelier.

Le disque d'embrayage est usé, les têtes de rivets sont déjà bien entamées. Il faut en changer, et donc partir en quète d'un nouveau.

L'outil de centrage en bois est confectionné au tour. Son diamètre est de 27 mm.

Printemps 2003, les beaux jours sont revenus.

Alors, en attendant les pièces de rechange, il faut continuer le démontage et le nettoyage.

Fin Août, les vacances ont été bénéfiques. Pièces d'occasion, et conseils auprès de spécialistes des P'tits Gris rencontrés lors de différents concours de labours vont permettre un travail plus serein.

Le nouvel embrayage,
prélevé sur l'épave d'un TEA 20.

Bonne surprise,
il avait été changé et est presque neuf.

 

Merci au Piment . . .

La pochette de segments neufs est arrivée.

Marque : ONDULEX - DOUBLEX
Référence : KT 8278

 

A manipuler avec précaution !

 

Les segments sont en place.

Les joints d'embase pour les chemises introuvables en pièces détachées ont été confectionnés localement.

L'épaulement des chemises a été rectifié au tour, elles sont comme neuves.

Les couples de serrage sont connus, alors je suis paré pour le remontage.

Octobre.

Les chemises ont été posées sur leurs joints encolés au mastic.

Pour faire glisser l'ensemble piston segments, l'outil a été fabriqué localement.
Une plaque d'alu, un gros fil de fer, une pince plate, et le tour est joué.

Attention,
bien repérer le positionnement
du piston et de sa bielle.

 

Novembre.

 

Tout est en place, posé sur une servante, l'ensemble est maintenu au plafond par une barre de trois points. (Mef !).

Tous les joints sont neufs.
La culasse est serrée au couple,
les culbuteurs sont réglés.
(manuel atelier)

 

Petites retouches de peinture.

 

Prochaine étape, l'allumage.

Vis platinées, condensateur et bougies,
tout est prêt pour installer un allumage neuf.

 

Rappelons-nous les bases, sinon un petit tour sur @gric'old, et Morriss nous ronronnera la solution.

Vous ne connaissez pas Moriss?
Vite sur la page Liens, et parcourez le site.
Il vous attend certainement sur un siège.

Un élément manque depuis le début, il n'avait pas grande importance jusqu'à présent, mais à la veille de mettre en route, la ligne d'échappement est plus que nécessaire.
L'option échappement vertical me tente, (vu sur Charge Utile n° 40, page 15)
c'est peu courant, alors ; confection artisanale d'une pipe d'échappement vertical et de sa bague de maintien.


11 Novembre.


Assemblage du moteur sur le chassis boite-pont.

coté allumage

coté carburation

avec train avant sans radiateur

Montage
des accessoires, des biellettes,
et des branchements électriques, quelques tours de manivelle
puis ce sera
le réglage de l'allumage.

Fini de jouer, le calage de l'allumeur c'est du sérieux,

outillage simple mais efficace,
lampe témoin maison
et forêt ø 8 pour bloquer le volant moteur dans la bonne position.

Ordre
d'allumage classique

1 - 3 - 4 - 2

Un rayon de soleil est appréciable au mois de Novembre.

Le réservoir est monté et rempli de quelques litres d'essence.

Le silencieux neuf est une pièce d'origine qui était stockée dans un magasin de machines agricoles sans grand espoir de la vendre, voilà qui est fait.

Echappement vertical,
c'est vrai c'est pas commun.

12 Novembre 2003.

il faut se couvrir, l'air est frais.

 

OUI,
il ronronne ! ! !

 

Le ralenti est certes un peu fort mais pour la première fois, on va pas trop chipoter.

 

Allez, ça roule !

Ce sont ces premiers tours de roue depuis pas mal d'années, et tout le monde veut essayer la bête . . .

 

Février 2004.

Séance décapage et mastic.

 

Le système de clignotants est disgracieux. Un montage sur embase magnétique est à l'étude.

 

 

Moi,
je ferai bien pipi sur les roues,
mais où sont-elles ?

 

En voilà une roue.

Il faut toutes les décaper,
et les apprêter avant de pouvoir
les peindre.

 

Quelle poussière !

 

Décapage des écussons.

A l'avant écusson classique Ferguson, (bleu)
sur le flan gauche du capot le logo particulier du FF 30 (rouge).


A gauche, le D
l'ancienne signalisation.

A droite,
la nouvelle
avec le gyrophare.

Le support de gyrophare est un fer plat plié sur lequel est soudé une potence de VTT.

 

La plaque d'immatriculation,
elle gardera son emplacement d'origine.

Mars 2004

 

 

 

Enfin, une barre à trous (11)

 

Merci à qui ? Dominique bien sur. . .

Clignotants.

L'invention : tubes alu, embase magnétique de gyrophare cassé, le tout soudé par points. Adapté aux feux clignotants existants.

 

A force d'entendre,

"C'est pas beau
avec l'échapement en l'air"
.

Conception d'une pipe coudée, et montage de l'échappement comme pour les P'tits Gris, sous le ventre.

Et, plus de réflexions !

 

C'est vrai,
c'est plus pratique pour rentrer au garage
Chuuut ! ! !

C'est le système Howard-Rotavator, son avantage par rapport au système proposé par Ferguson, est de :

- ne pas changer l'empatement du tracteur,
- ni le couple transmis par la boite.

 

En résumé,
4 vitesses normales, plus 4 rampantes et 2 marche Arrière.


C'est vraiment pratique.

Le seul défaut, lorsqu'il est enclenché le relevage hydraulique n'est pas rapide non plus.

Pour l'époque, en 1956, c'était déjà bien.

Si, si, il est équipé d'un réducteur.

Cette pièce devait servir pour l'attelage automatique de la remorque Ferguson.
La confection d'un attelage pouvant recevoir une boule me pemettra d'utiliser ma petite remorque de voiture.

 

Voici les trois niveaux d'attelage.

Attelage classique remorque.

 

Boule, plus petite chape.

 

Barre à trous

Après cette belle restauration, il effectuera quelques menus travaux et désormais dormira à l'abri sous sa cabane en bonne compagnie.


Cliquez et découvrer la restauration de la : . . . faucheuse

Aux normes, pour rouler sur route. Enfin, l'immatriculation et la carte grise sont officielles.
(2 ans pour obtenir cette dernière avec des démarches peu habituelles)

........

. . . . . . . . . . . . . . La prise ...............

Les clignotants enfichés sur la plaque blanche de la barrette de connexion sont déconnectables. La prise de courant pour la remorque n'est pas équipée du branchement pour clignotants.

Bien rangé à l'abri, mais ! ! !
Printemps 2006, Ferguson 30 GE restauré
Accueil Retour
Haut de Page
Tracteurs
. . . / . . . . . . . . . . ..